lundi 12 mai 2008
Lundi à Aix...
Elle avait une drôle de frimousse.
Du genre à avoir les cheveux qui sentent le caramel.
Le genre de fille qui d'un tout petit rien venu de je ne sais où, vous fait basculer dans un grand n'importe quoi.
Tu vois celle qui agace à retardement.
Pas besoin de se retourner.
Tu l'as croisé, elle t'a planté sa banderille avec précision, là où il faut. Juste histoire de te faire ruer, pas plus, ni moins.
Piqûre d'aventure...
De toute manière, même si tu ne t'arrête pas et t'entête à continuer ta trace.
Même si c'est sur le sol que tu poses tes yeux.
Même si ta pensée est en train de décortiquer ta dernière relance de facture EDF.
Pas moyen, quelque chose de pas banal, une petite brûlure rare et drôlement placée te chatouille insidieusement.
Ce genre de fille elle te détourne, c'est une arracheuse de quotidien.
Une terroriste des pulsions, elle utilise des armes non répertoriées par la convention de Genève.
Tes pieds s'englues, et se stoppent sur l'asphalte chaud.
Le soleil est sur ton visage.
Tu sais qu'elle est dans ton dos et pas seulement.
Le souffle de la ville devient rauque et saccadé. Qu'elle est arrêtée et qu'elle t'attend, Toi.
Pas besoin de pourquoi, se lâcher sur le pourquoi pas.
Crissement intérieur. Tu dérailles.
Se retourner car tu ne peux faire que ça, au ralenti comme dans les films qui font couler quelques larmes sur les joues des filles qui rêvent encore.
La rue et c'est Elle. La ville est à Nous, chauffe, chauffe le soleil de printemps.
Nous on court on a plus le temps.
Ta journée commence, à 15 h 36 et c'est un lundi...
jeudi 1 mai 2008
Macadam Poète...
"Je dessine un nageur
Vous le croyez noyé
Si je peins une fleur
Vous la voyez fanée..."
Daniel Darc ,Nijinsky


