mardi 25 décembre 2007
No Elle...
Il est des matins où à peine levée et même si le soleil éclabousse la vie, on se dit que cela va être cotonneux.
Que cela va s'étirer.
Que le poids des regrets va t'enfoncer dans la terre minute après minute.
Cette terre promise, cette terre mère, froide et reposante.
Toute la nuit, même avec du chimique dans la tête, je me bats contre mes démons.
Je me flagelle avec allégresse de mes erreurs enfantines.
La tranquillité de mon paradis perdu, de ma "pureté" est loin.
Noirs sont mes jours, blanches sont mes nuits.
Comment revenir et effacer l'incompréhensible, ces minutes suspendues qui t'on fait chuter ?
Longue, silencieuse, tu pourfends l'air pur de tes ailes noires.
Leurs brisures te font crier, le fond du fond t'ouvre sa gueule fétide.
Tu te débats, sursautes, mais en vain.
Hurlement, la nuit est là en toi.
Alors tu pleures, tel un enfant.
Tu as envie de prier mais tu ne sais plus.
Tu as envie de te dire que la "rédemption" est un chemin long mais divin.
Tu te vois dans ta déchéance, une main, une main, juste une main...
Ni mauvais, ni bon, juste habité
Ange sans ELLE, ange Déçu...

