mardi 4 novembre 2008
Quotidien
Les journées s'allongent.Plus de jour, plus de nuit.
Juste le temps qui file sous ma peau.
Et les minutes musicales qui ont le courage de faire danser mon quotidien.
Et Paris et toi mon Amour.Qui vient, qui repart, qui est là au chaud sous mes draps.
Ma vie statique entourée des bruits de la ville.
Mon esprit loin à l'intérieur virevolte du passé au présent.Mon corps est habité de rêves.
Je suis là allongé au son des guitares et je l'attend tel l'enfant fébrile.
Ma douceur mon miracle...
vendredi 5 septembre 2008
P.A.R.I.S
Gris la pluie, rose mon âme.
Je reviens à moi , à mes origines, à ma salope de ville.
C'est reparti, jeter tout en vrac, les souvenirs sales et les autres.
Tout empiler, secouer sans trier,quand même jeter un peu, les plus lourds.Ceux que l'on laisse derrière,qui essayent de s'incruster et qu'on écrase d'un coup de talon.
Deux ans par là et retour à la case départ.
Me voilà,maladroitement debout, mais plus que vivant.
Retour à mes seules origines qui tiennent.A mon histoire moins que certaines.
Me lover sur ton coeur de pute, ma chère et tendre cité.
Baiser tes boulevards mouillés.
Me griller les pupilles sur la multitude de corps vibrants.
Respirer tes artères où coulent tout et n'importe quoi.
Me laisser chahuter par tes hasards urbains en me disant , et si tout était encore possible.
Poser mon cul sur tes bancs impudiques.
Aspirer ta sève maléfique.Me faire bousculer par ton mouvement incessant.
M'endormir, prés de "mon" parc, bercé par tes mélodies urbaines.
Je me rends à toi!
Ville reprends ton fils!
dimanche 29 juin 2008
Porcherie !
Toute l'écriture est de la cochonnerie.
Les gens qui sortent du vague pour essayer de préciser quoi que ce soit de ce qui se passe dans leur pensée, sont des cochons.Toute la gent littéraire est cochonne, et spécialement celle de ce temps ci.
Tous ceux qui ont des points de repère dans l'esprit, je veux dire d'un certain côté de la tête, sur des emplacements bien localisés de leur cerveau, tous ceux qui sont maîtres de leur langue, tous ceux pour qui les mots ont un sens, tous ceux pour qui il existe des altitudes de l'âme, et des courants dans la pensée, ceux qui sont esprit de l'époque , et qui ont nommé ces courants de pensée, je pense à leurs besognes précises, et à ce grincement et à ce grincement d'automate que rend à tous vents leur esprit,
- sont des cochons.
Ceux pour qui certains mots ont un sens ,et certaines manières d'être, ceux qui font si bien des façons, ceux pour qui les sentiments ont des classes et qui discutent sur un degré quelconque de leur hilarantes classifications, ceux qui croient encore à des "termes", ceux qui remuent des idéologies ayant pris rang dans l'époque, ceux dont les femmes parlent si bien et ces femmes aussi qui parlent si bien et qui parlent des courants de l'époque, ceux qui croient encore à une orientation de l'esprit, ceux qui suivent des voies, qui agitent des noms, qui font crier les pages des livres,
- ceux là sont les pires cochons...
Antonin Artaud "le pèse nerfs"
lundi 12 mai 2008
Lundi à Aix...
Elle avait une drôle de frimousse.
Du genre à avoir les cheveux qui sentent le caramel.
Le genre de fille qui d'un tout petit rien venu de je ne sais où, vous fait basculer dans un grand n'importe quoi.
Tu vois celle qui agace à retardement.
Pas besoin de se retourner.
Tu l'as croisé, elle t'a planté sa banderille avec précision, là où il faut. Juste histoire de te faire ruer, pas plus, ni moins.
Piqûre d'aventure...
De toute manière, même si tu ne t'arrête pas et t'entête à continuer ta trace.
Même si c'est sur le sol que tu poses tes yeux.
Même si ta pensée est en train de décortiquer ta dernière relance de facture EDF.
Pas moyen, quelque chose de pas banal, une petite brûlure rare et drôlement placée te chatouille insidieusement.
Ce genre de fille elle te détourne, c'est une arracheuse de quotidien.
Une terroriste des pulsions, elle utilise des armes non répertoriées par la convention de Genève.
Tes pieds s'englues, et se stoppent sur l'asphalte chaud.
Le soleil est sur ton visage.
Tu sais qu'elle est dans ton dos et pas seulement.
Le souffle de la ville devient rauque et saccadé. Qu'elle est arrêtée et qu'elle t'attend, Toi.
Pas besoin de pourquoi, se lâcher sur le pourquoi pas.
Crissement intérieur. Tu dérailles.
Se retourner car tu ne peux faire que ça, au ralenti comme dans les films qui font couler quelques larmes sur les joues des filles qui rêvent encore.
La rue et c'est Elle. La ville est à Nous, chauffe, chauffe le soleil de printemps.
Nous on court on a plus le temps.
Ta journée commence, à 15 h 36 et c'est un lundi...
jeudi 1 mai 2008
Macadam Poète...
"Je dessine un nageur
Vous le croyez noyé
Si je peins une fleur
Vous la voyez fanée..."
Daniel Darc ,Nijinsky
lundi 21 avril 2008
Poussière de lune...
Il y a des jours comme ça, où tout semble facile, des jours ou rien ne nous résiste, des jours où on a envie, vraiment en vie.
Des jours bleus, jaunis par le soleil de novembre, des jours où on sait que l'on va y arriver,qu'après tout à quoi bon se compliquer l'existence,qu'il faut juste faire,qu'il faut juste prendre,qu'il faut juste vivre,qu'il faut juste rire même si ça tire.
Le temps coule lentement.Sans bruit,lachement.
Que c'est loin ! Je me retourne et plonge mon regard en arrière,tout au fond de l'intérieur,dans mon grand débarras, déjà tout ça, et oui c'était moi !
Si lointain et si étranger !
Tellement autre et pourtant le même sang.
Le temps défile et moi je n'y peux rien.
Il m'emporte dans son torrent, je me débat, j'essaye d'attraper les instants, les moments, rien n'y fait, je n'ai pas de prise, pas d'accroche.
Je flotte sur les flots léger et vide comme une coquille de noix, mais je tangue à la surface,sur le gris profond , ballotté, j'effleure sans ne jamais sombrer.
Je voyage, un instant, une vie,une étincelle dans l'immensité de l'effroyable, de l'illimité, de l'infini.
Une poussière de lune soufflée par la brise du temps sur la surface de la terre !
Chut...
J'arrive!!!
Ce petit mot du soir pour remercier le soleil qui m'a bruni le corps.
Pour dire que c'est haut et bas mais que même tordu je suis encore debout.
Que la chute libre vers les tréfonds de mon âme en miette va prendre fin.
Que de toute manière il faut que j'écarquille mes grands yeux noirs d'enfant mal bercé.
Que je ne peux vivre comme un moine bourru et bourré.
Que la vie c'est aussi les filles, le sexe et puis que l'amour est au fond du fond de mon corps serré.
Qu'attendre en crevant cela ne sert qu'à se perdre, que rien ni Elle, ne vaut mon auto extermination.
Que chaque jour qui passe dans ma prison de tristesse est un précieux et irrécupérable jour de perdu.
Que j'écarte les bras et refuse d'être dans une pose pseudo romantique la propriété d'un souvenir brûlant.
Que je suis le fils du vent libre et caressant et que tout est possible même le moins pire.
Je me relève,j'arrive ,je m'envole vers la vie la vrai celle qui pique aux yeux et qui fait sourire ...
dimanche 30 mars 2008
Bulle de baie...
Le sable bleu et la baie.
Torse nu à la fenêtre, ma croix argent bat ma peau.
Je ferme les yeux et me laisse docilement caresser par le froid maritime.
Les oiseaux chantent sous les perles scintillantes.
Immobilisé par l'instant, la morsure du sauvage sur ma peau chaude, je suis remplie de bulles et d'or.
Je me laisse basculer et écoute comme un petit garçon innocent, la musique de la nuit qui finit de couvrir le visible.
Nuit totale.
Odeur, vent et frais sur le visage.
Les bulles s'agitent dans mes veines, viennent me chatouiller la joie.
Pas d'hiver juste un moment hors de tout.
Le phare rouge sur ma droite qui clignote de façon régulière. Les petites lumières jaunes au raz de l'eau avec la vie derrière.
Les oiseaux. Leurs cris.
La fenêtre et mon torse face aux éléments.
La baie dans tous ses émois.
Et la derrière dans la lumière orangée, dans le grand lit des copeaux de diamants plein les yeux ,Toi, nue...
Immense inspiration comme pour tout prendre tout à l'intérieur.
Je referme religieusement la fenêtre.
Le silence...
La nuit...
vendredi 28 mars 2008
La vie?!
" La vie consiste peut être à échanger des espoirs contre des souvenirs..." William T Vollmann, les fusils
mardi 25 décembre 2007
No Elle...
Il est des matins où à peine levée et même si le soleil éclabousse la vie, on se dit que cela va être cotonneux.
Que cela va s'étirer.
Que le poids des regrets va t'enfoncer dans la terre minute après minute.
Cette terre promise, cette terre mère, froide et reposante.
Toute la nuit, même avec du chimique dans la tête, je me bats contre mes démons.
Je me flagelle avec allégresse de mes erreurs enfantines.
La tranquillité de mon paradis perdu, de ma "pureté" est loin.
Noirs sont mes jours, blanches sont mes nuits.
Comment revenir et effacer l'incompréhensible, ces minutes suspendues qui t'on fait chuter ?
Longue, silencieuse, tu pourfends l'air pur de tes ailes noires.
Leurs brisures te font crier, le fond du fond t'ouvre sa gueule fétide.
Tu te débats, sursautes, mais en vain.
Hurlement, la nuit est là en toi.
Alors tu pleures, tel un enfant.
Tu as envie de prier mais tu ne sais plus.
Tu as envie de te dire que la "rédemption" est un chemin long mais divin.
Tu te vois dans ta déchéance, une main, une main, juste une main...
Ni mauvais, ni bon, juste habité
Ange sans ELLE, ange Déçu...
dimanche 4 novembre 2007
Novembre...
J'aime bien ces nuits qui tombent vites.
Les derniers week end avec un doux soleil résistant.
Le dimanche en survet à boire du thé vert,nu pied sur mon parque avec de la musique encore et encore,de la mumusique tés fort.
Et puis de sous mes toits ,les bruits qui montent de la ville au ralenti.
Et les jaunes des feuilles,le métal du ciel ,le noir du vol furtif de quelques oiseaux.
J'aime cette solitude chaude ,cette veille de demain sérieux.
Un long dimanche enrobé de mes manques,emitouflé dans le chaud de mon cafard.
Un temps qui s'égrenne doucement comme une caresse maternelle.
Blotti dans ce jour de novembre je me souviens des odeurs de mon enfance et je pense à mes absents chéris...
mardi 22 mai 2007
Sentence...
CON damné à me pendre à des mots pour ne pas m'oublier...
lundi 21 mai 2007
Les tranchées...
C'était là et ni avant ni aprés,c'était juste le moment,l'instant où il fallait,comme une putain d'envie de pisser,ouvrir et tout lâcher.Les petites bulles de petits riens,les fractures claquées sur la table. Avale c'est vendredi,avale la ta semaine.Gobe à pleine bouche le vide,crache sur tes amours défunts et prosterne toi devant le mausolée de la solitude.Ingurgite, fais ce que tu peux et même si tu veux en début de jour te coucher sans te tordre,t'allonger come un nouveau né.
Tout,tout doux ,contre ta peau épuisée ma bouche sur tes parfums acidulés.Allez ,encore cela te titille,te triture les neurones,un à un ,allez lâche les amarres.
La dérive fils ,l'abandon de rien...
Quelques pas et juste prononcer la phrase qui rassasie tes crevasses.Les mots qui colmatent tu ne sais même pas quoi.Enfin qui font croirent.
Alors tu bouges,tu t'appuies à tes frères,tu lèches tes rêves en guise de demain.
Le verre est ta main,le silence du bruit enveloppe ta forêt brulée,pousse méthodiquement ets avenirs hors cadre.
Equilibriste en métal arnaché de mon coeur en faience,je t'offre ma soirée... Un sourire.
lundi 14 mai 2007
Egaré...
Un enfant dans un corps d'homme,perdu au pays de la vie Muette...
Dis moi Maman,les Fées elles se baignent vraiment au fond des verres des enfants qui ont mal poussés?
samedi 12 mai 2007
Haiku...
Je t'ai trop porté dans mes couilles pour te supporter encore dans mon coeur...
mercredi 9 mai 2007
Extrait...
" A se cogner comme ça aux quatres coins de la journée, son absence cherchait la cicatrice.C'était une absence intrépide,survoltée,l'absence d'une jeune femme qu'il aimait.Ou qu'il avait décidé d'aimer.Parce qu'il faut bien décider de se laisser envahir et déchiqueter par ces journées qui passent dans leur vacarme indifférent sans ne rien deviner ni résoudre du manque de quelqu'un qui depuis notre unique ou dernière rencontre a fait de chaque projet une arrière saison.
Quand ça arrive.Combien de fois par vie?Cette déraison d'aimer à ce point.Combien de fois par vie peut on se permettre que ça arrive? Et cette colèreprécise,hautaine,désespérée qu'il n'y ait pas de bras immédiats pour répondre à un tel amour,une pure volonté."
Jérôme Attal, l'amoureux en lambeaux, éditions SCALI
mardi 1 mai 2007
Spéciale dédicace...
A tous ceux qui ont goûtés aux tortures de l'amour impossible,les mots de Camille Laurens ...
" Je ne pouvais vivre ni avec Elle ni sans Elle: son âme croit dans la mienne"
Camille laurens, Ni toi ni moi
vendredi 27 avril 2007
Avancer...
On avance,petit pas aprés petit pas, sur la corde de nos soupirs,sur la pointe de nos peut être.
C'est mal assuré, juste hésitant ,en suspend ,en apnée amoureuse.
Avril ,le mois du grand Toi,le printemps de ma renaissance,l'odeur sacré de ta féminité caramélisée.
Sous les toits, au milieu de mes livres posés à même le sol comme de bons pôtes de nuit blanche ,je laisse divaguer mon imagination, en manque de ta peau , en manque de ton souffle court.
Avril mon amour,avril ma survie , mon pas de plus...
Bande son: Cat Power "The greastest"
samedi 10 mars 2007
Trace d'émois...
C'est un peu comme ça en passant et en trainant ma matinée devant la fenêtre bloguienne que je me suis dit pourquoi pas écrire,laisser une petite trace ,quelques petits môts ,quelques petites phrases sans importance.
Fenêtre ouverte pour cause de soleil,mi nu encore chiffoné par ma nuit pleine de rêves j'essaye de faire le tri ,j'essaye d'avoir à nouveau envie ,stop...
Tape les touches,sort tes mots...
Le soleil me donne envie de sortir de mon refuge, de m'échapper de moi même ,d'aller timidement vers la vie du dehors,celle des vraix gens qui travaillent et payent pleins de factures.
Des terriens ayant des problème un peu moins aériens que les miens.
Redescendre,c'est ça ,revenir à une certaine réalité,recoudre ma déchirure,accepter d'avoir laisser tant à quelqu'un qui ne pouvait que déchirer.
Se dire que peut être un jour on arrive à sortir les images , qu'on arrive à respirer pour une autre.
Que les émotions il en reste encore quelques belles dans une petite cachette qu'Elle n'a pas pu atteindre.Que ce coffre reste à ouvrir.
Voila je suis aride , un caillou,ni triste ,ni gai, un petit vent de lune égaré.
Allez vite au soleil et souris ,souris aux filles...Il est encore temps...
lundi 12 février 2007
(re)re...
Les nuits, mes nuits sont courtes.
Les jours , mes jours sont survol cotonneux ,je flotte sur des bulles d'éther.
Je suis habité par la douceur amère de mes souvenirs.
Tout remonte et se ballade de façon incessante dans mon cerveau délavé.
Rien à faire.
Energie positive faite de nostalgie et d'avenirs.
Cet ou ces avenirs que je me (re)construis à coup de touches émotionnelles.
Chaque jour est une lumière blanche et aveuglante qui vient désincruster mes noirceurs affectives.
Je (re)viens et c'est purement jouissif de à nouveau (re)sentir le cœur du monde qui bat.
De (re)tomber dans les méandres incertains, mais ô combien grisant de l'amour naissant.
Tout n'est que (re)commencement, je me (re)lève, (ré)animé par l'étincelle mythique de l'Amour.
L'Amour est un mythe utile...Ultime...






